Quoi, vous ne savez pas ou habite un ligérien ?  ;)

Il faut dire que la Bretagne possède de nombreux atouts : région peu industrialisée depuis l'origine, qui a su se préserver du choc de développement des résidences secondaires des années 60 puis 80 (il faut dire que côté facilité d'accès, on a vu mieux), elle conserve beaucoup de secteurs préservés. D'ailleurs il n'y a pas d'endroit qui s'appelle la « Côte Sauvage » dans les Alpes Maritimes...

 

La thalasso en Bretagne, richesses et limites

Il est donc naturel que les centres de thalasso, à la recherche permanente d'eau de mer pure, s'y soient implantés. Ainsi le site de Thalasso-line.com les liste-t-il, des plus connus comme Carnac ou Saint-Malo, aux moins connus comme la thalasso de Port-Crouesty. Ce ne sont pas moins d'un quart des centres de thalassothérapie français qui ont décidé de s'implanter en Bretagne. C'est tout de même étonnant dans une région qui n'est pas la plus ensoleillée de France ni la mieux desservie par le TGV.

D'autant plus que beaucoup de curistes font leur cure de février à mai, période tempérée du fait de l'influence océanique, mais très humide. Pourquoi alors y-a-t-il tant de centres de thalasso bretons ? L'explication est sans doute à rechercher dans l'histoire, car c'est en Bretagne qu'est née cette médecine douce. Il est naturel que cette spécificité se soit tout d'abord développée en local.

Des centres de thalasso comme Ouistreham bénéficient d'infrastructures routières de meilleure qualité, et d'une plus faible distance de Paris. Mais cet éloignement relatif par rapport à Deauville par exemple explique pourquoi les centres Bretons ne bénéficient pas du développement des courts séjours et autres week-end contrairement aux centres proches des grandes villes. On part en Bretagne pour au moins une semaine, on y va pour couper de son quotidien, et si possible on n'emporte pas son ordinateur portable et on coupe son cellulaire.

Dans ces conditions, la Bretagne est un petit paradis. Dans le cas contraire, elle est un peu loin de tout. Ce qui était un point fort lorsque les cures de thalasso étaient forcément d'une semaine (il y a encore 10 ans, certains centres ne proposaient pas des courts séjours en thalasso), devient une gène avec le raccourcissement des congés.